L’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) et le Ministère du travail, de l’emploi et de la santé ont conçu en collaboration avec des experts de la thématique (gynécologues, médecins généralistes, sages-femmes...) et des représentants des associations et des institutions, un dispositif national sur la contraception.
Ils souhaitent interpeller les femmes qui prennent la pilule et rappelle qu’en cas d’oublis fréquents, d’autres modes de contraception peuvent être envisagés.
La France est en effet l'objet d'un paradoxe en ce qui concerne la contraception :elle est un des pays les plus avancés en terme de contraception, (9 femmes sur 10 ne souhaitant pas avoir d'enfant utilisent une méthode contraceptive). Pourtant en 2010, une grossesse sur deux n'a pas été planifiée chez les 15-24 ans.
En Bretagne, 7220 Interruptions Volontaires de Grossesses (IVG) ont été pratiquées en 2009 soit un taux de 11 pour 1000 femmes contre 14,5 pour 1000 en France.
La contraception orale demeure la plus utilisée : plus de la moitié des femmes prennent la pilule mais seulement 34% disent ne jamais l'oublier.
Ces chiffres révèlent l'importance des échecs contraceptifs et le problème d'adéquation entre le contraceptif et la vie affective et sexuelle des personnes qui les utilisent.
En France, de nombreuses méthodes contraceptives sont disponibles, mais le parcours contraceptif encore stéréotypé est parfois inadapté à la vie affective et sexuelle des femmes.
Le site
www.choisirsacontraception.fr propose une information complète sur la contraception ainsi qu'un outil comparatif des différentes méthodes pour faciliter le choix des femmes.