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La contraception chez les jeunes bretons

La France est l'objet d'un paradoxe en ce qui concerne la contraception : elle est un des pays les plus avancés dans ce domaine, (9 femmes sur 10 ne souhaitant pas avoir d'enfant utilisent une méthode contraceptive) et pourtant en 2010, une grossesse sur deux n'a pas été planifiée chez les 15-24 ans.

Les données de l’assurance maladie montrent que 88% des délivrances de contraception d’urgence concernent les mineures. En Bretagne, 7220 Interruptions Volontaires de Grossesses (IVG) ont été pratiquées en 2009 soit un taux de 11 pour 1000 femmes contre 14,5 pour 1000 en France.

La contraception chez les collégiens et lycéens

L’étude de l’ORS Bretagne sur la santé des jeunes scolarisés en Bretagne – 2007 –  montrait que 58% des collégiens et lycéens se déclaraient parfaitement informés sur les moyens contraceptifs (51% en 2001), mais ce taux descend à 36% chez les moins de 14 ans.

Concernant la contraception d’urgence, 65% des filles (38% avant 14ans et 82% après 18 ans)  se déclarent bien informées et seulement 51% des garçons.

Les données issues du rectorat permettent de dresser un bilan de la délivrance de la contraception d’urgence par les infirmières scolaires au sein des collèges et lycées, qui jouent un rôle essentiel. Pour chacune des deux années scolaires 2008-2009 et 2009-2010, environ 560 élèves ont demandé une contraception d’urgence, et 83% des demandes émanaient de lycéennes mineures. Les infirmières scolaires assurent environ 50% de la prise en charge des contraceptions d’urgence (autre 50% surtout par les centres de planification, et un peu par les médecins généralistes).

La contraception chez les étudiants

Chez les étudiants, l’étude réalisée par l’ORS Bretagne en 2006 (La santé des étudiants de 1ère année d’université en Bretagne) révèle que 73% des étudiants déclarent utiliser une méthode de contraception. 77% des garçons utilisent le préservatif masculin comme moyen de contraception, et parmi les étudiantes qui déclarent un moyen contraceptif, 82% utilisent la pilule.
Un quart des étudiantes (1ère année) ont eu recours à la contraception d’urgence (ORSB 2006). Les enquêtes LMDE et SMEBA retrouvent des chiffres un peu plus élevés d’environ 30%.

D’une manière plus générale, l’exploitation des données de la CPAM montrent que 88% des délivrances de contraception d’urgence concernent les mineures.

Les orientations régionales sur la contraception

Le colloque régional sur la contraception, organisé par le Planning familial 35 à Vannes en décembre 2010, a permis de faire émerger des pistes d’intervention. Ces dernières ont été reprises dans la fiche thématique «Vie sexuelle et affective » du Schéma régional de prévention à savoir :

  • Développer un partage des connaissances avec une réactualisation des informations, aussi bien pour le grand public que pour les professionnels de la santé, du monde éducatif et hors éducatif.
  • Concevoir des espaces pour que les acteurs se connaissent mieux
  • Travailler sur l’accès à la contraception en lien avec l’amorce de la démédicalisation de la prescription et du suivi.
  • Assurer un accompagnement des prescripteurs.
Une campagne nationale sur la contraception

L’Institut national de prévention et d’éducation à la santé (Inpes) et le Ministère du travail, de l’emploi et de la santé ont conçu en collaboration avec des experts de la thématique (gynécologues, médecins généralistes, sages-femmes...) et des représentants des associations et des institutions, un dispositif national sur la contraception.

Ils souhaitent interpeller les femmes qui prennent la pilule et rappelle que d’autres modes de contraception peuvent être envisagés (implant, préservatif féminin, patch, diaphragme, stérilet, etc.)

Le site http://www.choisirsacontraception.fr/ propose une information complète sur la contraception ainsi qu'un outil comparatif des différentes méthodes pour faciliter le choix des femmes.